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Quelques animaux du Panama en Mars 2003
photos de Patrice Franche , texte de Laval Roy
Le voyage en 2003 a été l'occasion de très belles observations d'animaux autres que des oiseaux. Je n'ai jamais observé autant de paresseux, de fourmiliers et de singes au cours d'un même
voyage en Amérique centrale. Il y avait toujours quelque chose qui nous émerveillait. Je ne vous en présente que quelques unes.
En Amérique centrale, nous pouvons observer deux espèces de paresseux: à deux doigts et à trois doigts. Le Paresseux à trois doigts est le plus souvent observé. Cet animal au métabolisme très lent se nourrit exclusivement de feuilles. Ses arbres préférés sont les cécropias. Comme son nom l'indique, cet animal se déplace avec une lenteur extrême. Tous ses mouvements semblent calculés. Il vit continuellement dans le feuillage où il peut échapper à l'oeil perçant des gros rapaces comme les harpies et les aigles.
Cet animal ne descend de la canopée qu'une fois par mois. Il en profite pour déféquer et il retourne subito presto vers la canopée. Cet animal n'est pas très beau et ce trait physique lui a sûrement valu de ne pas être très prisé comme animal de compagnie. Sur la photo du haut, nous pouvons voir un bébé de Paresseux à deux doits qui dort bien installé sur le ventre de sa mère. C'est une observation peu commune. Le poil du Paresseux à deux doigts est plus long et plus souple que celui du trois doigts.
Sur la photo de droite, nous pouvons très bien compter les 3 doigts. Vu la lenteur avec laquelle ces animaux se déplacent, il est presque assuré d'avoir la chance d'en voir au moins un lors d'un séjour sous les tropiques.

La rencontre de primates est quelque chose que chacun souhaite lorsqu'il se promène dans les forêts tropicales. Le Capucin à face blanche, le Singe écureuil, le Singe araignée, le Singe hurleur et les tamarins sont tous susceptibles d'être rencontrés. Lors de notre voyage, ce sont les capucins et les hurleurs que nous avons observés à quelques reprises.
Les deux singes de la photo faisaient partie d'un petit groupe d'une dizaine d'individus. Il y avait des singes de tous les âges et de tous les sexes. Le Singe hurleur s'observe régulièrement. Il aime les abords des rivières et il ne va pour ainsi dire jamais au sol. Ses hurlements très pénétrants sont inoubliables. Ils peuvent être entendus à quelques kilomètres à la ronde.

Ce qui est toujours intéressant en forêt tropicale, c'est d'observer les batraciens qui sont assez communs. Même s'ils sont nombreux et très variés en terme d'espèces, toutes ces rainettes, anabates, grenouilles ou crapauds, sont plus souvent entendus que vus. Leurs faibles dimensions et leurs coloris font qu'ils échappent souvent à notre attention. Ça prend des yeux habitués pour les retrouver sur le sol, parmi les feuilles mortes.
Cette belle grenouille des bois au masque noir mesurait environ deux centimètres. C'est Guido qui l'a repérée alors que tout le monde passait à côté. L'absence de rouge sur son corps nous indique tout de suite que cette espèce n'est pas vénéneuse. En effet, le rouge est l'avertissement universel chez les créatures des tropiques. Le bandes rouges du serpent corail ou les cuisses rouges des rainettes anabates, sont des signaux d'alarme qui signifient "ne pas toucher".
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2003 |

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